Les Renault d'avant guerre Forum Index Les Renault d'avant guerre
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Biographie de LOUIS RENAULT
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Garage MDM
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PostPosted: Sun 9 May 2010, 21:35    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Bonsoir, s'il s'agit d'une fierté qu'elle ne soit pas unilatérale rendons donc hommage à LOUIS RENAULT sans qui notre passion ne serait pas...!
Rendons aussi hommage à sa créativité et à notre hargne de faire traverser les âges à ces créations assistées de nombreux personnages restés dans l'ombre...

Extrait WIKIPEDIA on WEB...!

Biographie de LOUIS RENAULT.

Enfance de Louis Renault :



Les trois frères Renault : Marcel, Louis et Fernand.


Il naît le 12 février 1877 à Paris dans une famille bourgeoise parisienne dont il est le quatrième enfant sur cinq (une sœurs et trois frères). Son père, Alfred Renault, a construit une solide fortune dans le commerce de tissus et des boutons et sa mère Louise Berthe est fille de commerçants aisés.
En 1891, alors qu'il est âgé de 14 ans, passionné de mécanique et d'électricité, timide et solitaire, peu bavard, il installe un atelier au fond du jardin de la résidence secondaire familiale à Boulogne-Billancourt près de Paris. Il modifie un vieux moteur Panhard, multiplie les inventions, dessine inlassablement des plans, dépose ses premiers brevets et s’enferme dans sa solitude créative. Sa passion le pousse à négliger ses études. Il passe une grande partie de son temps dans l’atelier où Léon Serpollet fabrique des moteurs de voiture à vapeur.
Il étudie au lycée Condorcet dans le 9e arrondissement, abandonne les études qui ne sont pas son fort après le baccalauréat et compte sur son imagination prolifique, son intuition et son pragmatisme.

Première automobile :



Louis Renault et sa première voiturette Renault Type A en 1903


Avant cette date, Renault a tout de même essayé de créer sa première entreprise, mais ce n'est qu'en 1898, à l'âge de 21 ans, qu'il construit sa première voiturette, la Renault Type A, en modifiant un tricycle De Dion-Bouton pour y ajouter une quatrième roue, une transmission par cardan, une boîte à 3 vitesses avec la troisième en « prise directe » de son invention, et une marche arrière le tout capable d'une vitesse de 50 km/h.
Le 24 décembre 1898, lors du réveillon de Noël avec ses frères et des amis, en gravissant au volant de sa petite voiture devant une foule épatée, toute la rue Lepic, il empoche ses 12 premières commandes fermes assorties d'un acompte de soixante louis d’or et décide de devenir constructeur d’automobiles. Quelques mois plus tard, il dépose le brevet de la boite de vitesse à « prise directe » - elle sera à l'origine de sa fortune et sera adoptée par tous les constructeurs automobiles de l'époque.

Fondation de Renault Frères :



L'usine Renault Frères au début du XXe siècle


En 1899, ses deux frères Marcel et Fernand, qui gèrent la firme de textile paternelle « Renault Fils, tissus en gros » fondent la société Renault Frères au 10 avenue du Cours à Boulogne-Billancourt en apportant chacun la moitié d'un capital de 60 000 francs-or et 60 employés sans croire véritablement ni à l'automobile ni au génie de leur frère. Louis n'est pas associé, simple salarié mis à l'épreuve et bénéficiaire de son brevet. Marcel se charge de l'administratif et Louis se consacre complètement à la conception et la construction des voitures. À la fin de la première année, 76 voiturettes sont produites et vendues.

Pilote de course automobile :



La voiture de Marcel Renault dans le course automobile Paris-Madrid en 1903




Publicité voitures Renault Frères


En août 1899, il s'aligne avec son frère Marcel, au départ de la course Paris-Trouville et obtient sa première victoire d'une longue série de courses de ville à ville. Dans leur catégorie, les Renault n’ont pas de rivaux. Ils gagnent dans la foulée Paris-Ostende, Paris-Rambouillet et Toulouse-Paris. La même année, il achève la construction de sa première voiture à conduite intérieure. Il a pour beau-frère le dessinateur Jacques Boullaire. Ses grands succès en compétition automobile font sa célébrité et le succès de ses commandes vendues 3 000 francs or, soit dix ans d'un salaire moyen de l'époque.
Louis participe avec Marcel aux Jeux olympiques d'été de 1900.
En 1902, les usines Renault s'étendent sur 7 500 m² à Boulogne-Billancourt avec plusieurs modèles au catalogue. Louis présente son premier moteur Renault, 24 CV, 4 cylindres et invente et dépose le brevet du turbo.
Disparition accidentelle de Marcel Renault. En 1903, Louis perd son frère Marcel, âgé de 31 ans, victime d’une sortie de route près de Couhé-Vérac en Poitou-Charentes lors de la course automobile Paris-Madrid. Traumatisé par cette mort, il abandonne la compétition et recrute des pilotes expérimentés pour piloter ses voitures partout dans le monde. Il rachète les parts de société de son frère disparu et Fernand développe le réseau commercial de Renault Frères en France, en Europe et aux États-Unis.
En 1905, la société reçoit sa première grosse commande : 250 taxis. Louis transforme ses installations artisanales en industrie de production de série et devient le premier constructeur automobile français. Deux ans plus tard, un taxi sur deux en France et en Angleterre sont des Renault qui s'exportent avec succès jusqu'à New York et Buenos Aires.
En 1906, Louis se lance avec succès dans sa seconde passion avec la fabrication de moteurs d'avion performants qui battent record sur record dans les airs.
En 1908, Fernand Renault vend ses parts de société à Louis et prend sa retraite. Il meurt des suites d'une longue maladie en 1909. Louis Renault devient alors à 32 ans seul héritier de la fortune familiale et seul maître de sa société qu'il rebaptise « Société des Automobiles Louis Renault ». Il est très inventif et ses voitures sont de plus en plus performantes.
En 1910, il effectue un voyage aux États-Unis pour étudier les méthodes industrielles de son concurrent Henry Ford avec son modèle unique et pas cher, la Ford T. Sa tentative d'appliquer le travail à la chaîne pour augmenter la productivité (taylorisme) en France se heurte à de sérieux problèmes sociaux et il essuie ses premières grèves en 1913 dans son usine de plus de 136 000 m2. Incapable d’attirer la sympathie, devenu un industriel tout puissant en quelques années seulement, il se comporte en véritable seigneur féodal dans ses usines. Hautain, autoritaire, cassant et coléreux, il ne supporte pas le moindre faux pas et ne tolère aucune contradiction. Il n'est bien que dans son bureau d'étude où il est un acharné au travail surdoué, prolifique, inventif plein de génie.[réf. nécessaire]



Char Renault FT-17 sur le front allemand en 1918


Les fabrications de guerre :

Les usines de Billancourt sont en partie fermées d'août à fin septembre 1914, puis elles se consacrent essentiellement aux fabrications de guerre. Les voitures et moteurs d'avions sont construits à Lyon où les usines Renault ont été réinstallées pour toute la durée de la guerre. Du 6 au 8 septembre 1914, les taxis 2 cylindres parisiens avaient été réquisitionnés par les autorités militaires. Les taxis de Paris étaient devenus les « taxis de la Marne ». Pendant quatre ans, Louis Renault participe intensivement à l'effort de la guerre. En plus des voitures, camions, tracteurs, obus et fusées, il construit des éléments de fusils et canons, des moteurs d'avion et même des appareils de reconnaissance ; en 1917, il achève la mise au point du fameux char léger FT qui devint le « char de la victoire ». Du torpédo 11 CV type « guerre » à la 6 cylindres du maréchal Joffre, Renault livre à l'armée un à peu près tous les types de voitures de sa gamme 1914. La production des automobiles est évidemment supplantée par celle des engins de guerre. Néanmoins, une gamme assez complète demeure au catalogue ; en 1916, Renault propose encore châssis et cinq modèles carrossés ; de 5 000 voitures annuelles à la veille de la guerre, les cadences tombent à 615 voitures et voiturettes en 1915. Les nouveautés sont rares au cours de ces quatre années et l'on se limite à des projets qui seront repris après la guerre. Début août 1914, les usines Renault ont été mises en sommeil. Le personnel se trouve dans sa quasi-totalité sous les drapeaux, et le patron Renault est lui-même aux armées. À Billancourt, comme partout ailleurs, on n'avait pas cru à l'éventualité d'une guerre et rien est prévu pour une mobilisation industrielle. Le soldat Louis Renault n'est pas tout à fait un soldat comme les autres ; sa réputation de grand industriel l'a suivi. En août 1914, il est convoqué par l'état-major, puis envoyé à Bordeaux pour y rencontrer le ministre Millerand, replié avec le gouvernement Poincaré depuis le 2 septembre. Ordre lui est donné de se rendre à Bourges et de rencontrer les responsables des arsenaux et des usines qui, jusque-là, avaient le monopole absolu des fabrications d'obus. Millerand met fin à ce monopole et Renault se voit confier la fabrication d'obus en grande série. André Citroën - lui aussi mobilisé - ne s'intéressera à la production de ces projectiles qu'en décembre 1914 et son usine de Javel ne commencera à produire des obus qu'au printemps 1915, mais à une cadence énorme.
Première Guerre mondiale
En 1914, l'usine compte plus de 5 000 employés pour fabriquer plus de 4 200 véhicules par an. La plupart d'entre eux sont mobilisés pour la guerre et remplacés par leur femmes pour participer à l'effort de guerre en fabriquant camions, ambulances, brancards, plus de 8 millions d'obus pour l'armée française et 14 500 moteurs d'avions pour les alliés (premier producteur français de moteurs d'avion). Les taxis Renault sont réquisitionnés sous le nom de taxis de la Marne pour envoyer 4 000 hommes de troupes sur le front et remporter une première victoire historique ultra médiatisée.
En 1917, Louis dessine et construit le premier char mitrailleur léger Renault FT 17 dont les qualités remarquables contribuent à la victoire finale de 1918. Sa contribution exceptionnelle à la victoire des Alliés font de lui un héros international et décuple l'image de Renault dans le monde. Il est décoré de la Grand-croix de la Légion d'honneur.
Entre-deux-guerres
En 1919, les Américains, épargnés par la guerre, ont pris une considérable avance économique, industrielle et technologique sur l'Europe et sont entrés dans l'ère de la consommation, grâce surtout à Ford qui produit en série des véhicules bon marché démocratisés, moteur de l'économie nationale américaine. L'âge d'or des voitures françaises est terminé. Louis est un des trois cofondateurs de la Compagnie des messageries aériennes.
L'empire Renault se développe et en 1928 Louis Renault est le patron autoritaire et emblématique de 20 000 employés, une place qu'il occupe presque 20 ans.
En 1921, Louis développe avec succès la Société Anonyme des Usines Renault (SAUR) en empire industriel et fait entrer une banque dans son capital pour tenir tête à la concurrence mondiale. À l'image de Ford, Renault acquiert l'ensemble des éléments utiles à son développement : fonderies, forges, carrières de sable, domaine forestier, scierie, aciers, carton, caoutchouc, huiles, lubrifiants, matériel électrique, etc.



Usine Renault de l'Ile Seguin à Boulogne-Billancourt


Île Seguin à Boulogne-Billancourt, symbole des luttes sociales ouvrières. En 1922, Louis lance sa première chaîne de montage moderne et en 1929 il démarre sa grande usine historique de fabrication moderne sur l'île Seguin à Boulogne-Billancourt, symbole et emblème de progrès industriel et symbole de luttes sociales. Il entre également en compétition effrénée dans tous les domaines industriels et techniques avec son grand rival André Citroën aux dépens des petits constructeurs qui disparaissent.
En 1928, Jean Mermoz franchit la cordillère des Andes à bord d'un Latécoère 25 à moteur Renault.
En 1929, la marque est présente dans 49 pays partout dans le monde mais les États-Unis assurent 85% de la production automobile mondiale. Louis Renault rachète la société des avions Caudron, entre dans le capital d'Air France et participe à la création d'Air Bleu pour le transport postal aérien en France.
En 1934, Citroën lance avec succès la révolutionnaire Citroën Traction Avant, mais André Citroën doit déposer le bilan suite à une gestion hasardeuse et meurt en 1935. Malgré les sollicitations du gouvernement, Louis refuse de reprendre son concurrent par peur des difficultés de fusion au profit de l'industriel Michelin.
En 1936, à la suite de la victoire du Front populaire aux élections législatives d'avril, les ouvriers de Renault Boulogne-Billancourt deviennent les leaders de l'amélioration des conditions de travail et de vie et de la lutte ouvrière syndicale en France. La production atteint en même temps le chiffre record de 61 146 véhicules.
Seconde Guerre mondiale
En 1939, les usines de Billancourt sont parmi les premiers fournisseurs de matériel de guerre pour l'armée française. En mai 1940, Louis Renault s'envole pour les États-Unis afin d'y accélérer la production de chars de combat et résister à l'avancée allemande. Mais il est trop tard. En son absence, ses usines sont réquisitionnées par la Wehrmacht et, une fois qu'il est de retour à Paris, deux ateliers, détachés de l'usine, sont contraints de réparer des chars de combat. Les usines Renault sont en effet passées sous administration allemande et sous tutelle de Daimler-Benz. L'usine fonctionne au ralenti. La production des usines Renault pendant l'occupation représentera la moitié de la production de la seule année 1939 pour l'armée française, et 29 % de celle du mois de mai 1939.



Louis Renault à Washington en juin 1940


En mars 1942, les usines Renault de l'Ile Seguin sont les premières cibles prioritaires des bombardiers britanniques et alliés de la Royal Air Force qui anéantissent totalement l'œuvre de sa vie. Les très sérieux problèmes de santé dont il souffre officiellement depuis 1934 (insuffisance rénale majeure) s'aggravent, Louis Renault devient aphasique, ne parvient plus à tenir de conversation ni à écrire.
Disparition
Après la libération de Paris, il est accusé de collaboration et la presse écrite se déchaîne contre lui. Le 23 septembre 1944, rongé par la maladie, il se rend librement à la convocation d'un juge qui l'inculpe et le fait aussitôt incarcérer à la prison de Fresnes où il est mis au secret et battu à maintes reprises par des FTP pour « commerce avec l'ennemi ». Sa santé se dégrade rapidement, il est laissé sans soins et se plaint d’être battu pendant la nuit. Sa femme Christiane Renault réussit à le faire examiner début octobre par un médecin qui diagnostique une vertèbre cervicale est fracturée ainsi qu'une crise d'urémie aiguë. Il est alors transféré dans un hôpital psychiatrique, puis le 9 octobre à la clinique Saint-Jean-de-Dieu à Paris où il sort un instant du coma pour murmurer à son épouse : « Et l’usine ? » Il décède le 24 octobre 1944 à l'age de 67 ans, un mois après son incarcération.
Aucune enquête officielle n'a permis de connaître les conditions de sa détention et les responsables des mauvais traitements que Louis Renault a subis à la prison de Fresnes. Dans le contexte de l'épuration, la mort, dans des conditions assez opaques, de Louis Renault ne causa que peu d'émotion.
Ce n'est que beaucoup plus tard que quelques bribes surgirent. Il est possible qu'un gardien l'ait frappé à coup de casque lourd, mais l'action de militants syndicaux introduits clandestinement dans la prison ne peut être exclue. Pendant plusieurs décennies la question fut de celles qu'on ne pose pas.
Louis Renault est inhumé à Herqueville dans l'Eure.

Nationalisation :
Le 1er janvier 1945, quatre mois après la mort de Louis Renault, une ordonnance du Gouvernement provisoire de la République française présidé par le général de Gaulle prononce la dissolution de la société Renault et sa nationalisation sous le nom de « Régie nationale des usines Renault ». Dans l'exposition des motifs, Louis Renault était accusé de manière particulièrement vague, car en réalité, le dossier d'accusation demeurait vide. C'est en fait la première fois, dans un État de droit, qu'un homme était condamné sans avoir été jugé. Les auteurs de l'ordonnance en avaient conscience puisqu'ils avaient estimé, lors de la préparation du texte, qu'un tel acte serait « exorbitant du droit commun ». Avant même la publication de l'ordonnance, le directeur, René de Peyrecave, qui avait eu la responsabilité effective de l'usine pendant l'occupation, et qui la revendiquait, était mis en liberté provisoire. Enfin, dès 1949, il obtenait un non lieu, « la justice admettant ainsi que les usines Renault n'avaient pas collaboré ». En 1982, un résistant de l'Organisation civile et militaire et cadre de l'entreprise, Robert de Longcamps, réclamera en vain la réhabilitation de Louis Renault « injustement accusé de collaboration avec l'ennemi », mais sa lettre au garde des Sceaux, Robert Badinter, restera sans réponse. Le centralien Pierre Lefaucheux, ingénieur membre de la résistance, fut nommé directeur général de la nouvelle régie nationale.



  • « C’est en connaissance de ces faits (prestations pour l’armée allemande) et en pleine connaissance des préjudices qu’ils ont causés au pays, que le gouvernement a décidé de procéder à la nationalisation de ces usines ... »
Le 29 juillet 1967 une loi a reconnu le droit à l'indemnisation très partielle de Jean-Louis Renault, unique héritier direct de Louis Renault vis-à-vis de biens personnels non industriels.Distinctions Louis Renault est titulaire de la Grand-croix de la Légion d'honneur pour sa contribution exceptionnelle à la victoire de la Première Guerre mondiale en 1918. Il a été radié par le gouvernement de Vichy.
Sources


  • Laurent Dingli, Louis Renault, Paris, Flammarion, 2000.
  • Emmanuel Chadeau, Louis Renault, Paris, Plon, 1998.
  • Gilbert Hatry, Louis Renault, patron absolu, Paris, Lafourcade, 1982, 1990.
  • Patrick Fridenson, Histoire des usines Renault, Paris, Seuil, 1972, 1998.
  • Jean-Noël Mouret, Louis Renault, Paris, Gallimard, 2009.
  • Anthony Rhodes, Louis Renault. A biography, Londres, Cassel, 1969.
  • Saint-Loup, Renault de Billancourt, Paris, Le Livre Contemporain, 1961.
Cordialement.
Edité par MDM et mise à jour sur la date de naissance et sa fratrie le 17/03/2011.
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Last edited by Garage MDM on Thu 17 Mar 2011, 10:17; edited 3 times in total
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PostPosted: Sun 9 May 2010, 21:35    Post subject: Publicité

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Pt47_112
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PostPosted: Sun 9 May 2010, 22:08    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Merci pour avoir mis en ligne cette biographie.
Chacun pourra méditer sur la fin de Louis Renault et la nationalisation des usines...
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Garage MDM
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PostPosted: Tue 26 Oct 2010, 22:20    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Bonsoir à tous, le 24 octobre 1944 LOUIS RENAULT perdait la vie, cela fait 66 ans déjà...!





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Garage MDM
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PostPosted: Thu 28 Oct 2010, 11:20    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Rendons Hommage à celui sans qui ce FORUM n'existerait pas...!

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PostPosted: Thu 28 Oct 2010, 12:46    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Il y en aussi d'autres personnes sans qui ce forum n'existerait pas, et je ne pense pas que Louis Renault ait pu imaginer tous ces gens discutant à distance de ses belles autos, mais en tout cas je m'associe bien volontiers à un hommage à sa personne si tristement et déloyalement traitée par tant d'autres.
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Garage MDM
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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 14:04    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Un sujet encore brûlant de nos jours...!

Louis Renault, ou la honte d’une nation...!

Morton Ian - dimanche 04 septembre 2005

Cet article du Daily Telegraph a été traduit par Bernard Pichard – Granville (50)

Il y a un peu plus de soixante ans, le 24 octobre 1944, Louis Renault, géant des premières années de l’automobile, mourrait dans un hôpital de la rue Oudinot à Paris, après y avoir été transféré depuis la prison de Fresnes.
Officiellement, la cause du décès était une crise d’urémie. Mais selon des témoins oculaires et la version familiale, cet  homme de 67ans avait été torturé et battu. Une religieuse de Fresnes témoigna avoir vu Renault s’effondrer après avoir été frappé à la tête à coup de casque par un gardien. Un examen aux rayons X, réclamé par la famille, montra une vertèbre cervicale cassée.
Louis Renault fut accusé de collaboration avec l’ennemi. Environ quarante mille Français moururent des mains vengeresses de leurs compatriotes, dans les suites confuses de la libération à la fin de la seconde guerre mondiale. Renault était le parfait bouc émissaire, nécessaire à l’administration d’après-guerre afin de mieux afficher son orientation politique et sa résolution. Or certains ne l’ont jamais considéré comme un collaborateur, mais plutôt comme un héros, et estiment que sa fin fut un scandale national. Car grâce à ses efforts, ses usines et ses ouvriers ne furent jamais déplacés en Allemagne.
Quand la France fut envahie en 1940, Renault fut envoyé par le gouvernement de Paul Reynaud aux États-Unis pour y acheter des tanks. Il revint après la signature de l’armistice, pour trouver l’administration militaire allemande et les ingénieurs de «Daimler-Benz » à la porte de ses usines de Billancourt. Ils étaient venus saisir les équipements pour les déménager, avec la main d’œuvre, vers l’Allemagne. Renault réussit à leur faire changer de projet en acceptant de construire des véhicules pour
la Wehrmacht. On raconte qu’il dit à l’époque : « Donnons-leur le beurre ou ils prendront les vaches ».
Suite à cette décision, les accusations de collaboration et de profiteur de guerre, ne pouvaient que devenir inévitables.
Alors que son seul délit fut son pragmatisme. Il est vrai que sa société contribua indéniablement à l’effort de guerre allemand. Mais des études sur la question prouvèrent aussi qu’il détourna des matériaux essentiels, d’ordre stratégique, et fit saboter des fournitures. Comme par exemple de raccourcir les jauges à huiles des camions destinés au front russe, qui tombaient évidemment en panne…
Toutefois, après la libération, Renault devint la cible d’une campagne de représailles. Les journaux communistes l’accusèrent d’avoir réalisé six milliards de francs de bénéfices de guerre (une grande partie de ces bénéfices furent distribués par L. Renault au fond d’aide pour les prisonniers de guerre). Et aussi d’être responsable de la mort de nombreux soldats et civils.
Les autorités furent accusées de faiblesse à son encontre. Mais pas pour longtemps ! Convaincu qu’il s’était conduit honorablement, et se fiant à la justice de son pays, Renault refusa de s’éclipser discrètement.
Bien qu’il n’ait jamais été inculpé, sa société (dont il était le principal actionnaire à 99 %) fut mise sous séquestre par l’État français, sous prétexte d’enrichissement et de collaboration avec l’ennemi. Et bien que le nom de « Renault » ait été conservé pour des raisons commerciales, sa famille ne reçut jamais le moindre dédommagement financier.
Encore de nos jours, toute allusion à Louis Renault reste un sujet tabou, soigneusement occulté par la Régie Renault. Le mérite du développement de la compagnie fut attribué officiellement aux efforts de Pierre Le Faucheux qui prit alors la direction des usines nationalisées. Et quand fut célébré en 1999 le centenaire de la société « Renault Frères », ses petits-enfants Louis et Marie ne furent pas conviés.
Est-ce qu’un jour la France réhabilitera le fils qu’elle a renié ? Ceux qui en France croient en l’injustice infligée à Louis Renault jugent cette possibilité improbable. Or, légalement, il pourrait être prouvé que la Régie constitue un recel qui découle d’un meurtre et d’une spoliation. L’administration française ne peut accepter que cet argument remonte à la surface, car reconnaître que Louis Renault n’a pas été jugé équitablement, soulèverait le problème d’une énorme compensation pour ses héritiers.
Ceux qui lèvent leur verre à la mémoire de ce grand homme à l’occasion de chacun de ses anniversaires, le 15 février, ne le font qu’avec prudence. Car il est murmuré que d’aborder publiquement un tel sujet en France, même 60 ans plus tard, pourrait provoquer des représailles. Par exemple… un contrôle fiscal. Et pourtant, le même pragmatisme qui a guidé Louis Renault pendant ces années sombres devrait inspirer le gouvernement français.

Article original :

Louis Renault and the shame of a nation

Will the French own up to a monstrous injustice against their greatest automotive pioneer? Ian Morton doubts it

Little more than 60 years ago, on October 24, 1944, Louis Renault, giant of early motoring and arguably the greatest single name in French auto history, died in a hospital in the Rue Oudinot, Paris, having been transferred there from prison at Fresnes.

Officially, cause of death was given as urine in the blood, but according to eyewitness and family accounts, the previously wiry little 67-year-old had been tortured and beaten. A nun at Fresnes testified that she saw Renault collapse after being hit over the head by a jailer wielding a helmet. An X-ray organised by his family indicated a broken neck vertebra.

Louis Renault had been accused of wartime collaboration. Some 40,000 French died at the hands of vengeful compatriots in the confused aftermath of the Second World War, and Renault was a high-profile scapegoat needed by the post-war administration to demonstrate its political direction and resolve.

But there are those who to this day regard him not as a collaborateur but as a hero, and his end as an enduring national scandal. But for his efforts, Renault factories and employees would have been shipped to Germany. When France was attacked in 1939, Renault was sent by his government to America to ask for tanks. He returned to find a Franco-German armistice in place.

From that point, like some other industrialists, Renault felt that his duty was to preserve France’s manufacturing base. Military and Daimler-Benz officials arrived at the gates of his Billancourt factory to assess it for removal into Germany, together with its workforce. Renault fended them off by agreeing to make vehicles for the Wehrmacht. He was heard to remark: “Give them the butter or they’ll take the cows”.

From this situation the charges of collaboration and profiteering were to arise, though if Renault was guilty of anything it was Gallic pragmatism. While his firm undeniably contributed to the Nazi war effort, later studies showed that he also hived off strategic materials and sabotaged trucks. Dipsticks were marked low, for example, and engines dried and seized in action, an outcome much in evidence on the Russian Front.

But with liberation, Renault became the personal target of a reprisal campaign. Left-wing newspapers wildly accused him of making six billion francs from the war, and of responsibility by association for many military and civilian deaths. The authorities were accused of failing to act. Convinced he had performed honourably and confident of justice, Renault refused to disappear discreetly, as did some others whose wartime conduct had been questioned.

To appease the baying press, he was arrested. Though he was never charged, or tried, and died before he had the chance to put his case, his company was seized by the state after his death on the grounds that it represented “guilty enrichment obtained by those who worked for the enemy”. Though the Renault name was retained, compensation was not paid to the family. Even today all mention of Louis Renault is avoided by Régie Renault officials.

The company’s post-war recovery is officially attributed to the efforts of Pierre Lefauchaux, who took over the running of the nationalised factories. When the centenary of the original Renault Frères company was celebrated by Régie Renault in 1999, his grandchildren Louis and Marie were ignored. Will France ever rehabilitate her outcast son? Will Régie Renault ever proclaim its founder?

Those in France who argue against what they may see as an injustice meted out to Louis Renault believe it unlikely. Legally it could be argued that Régie Renault, that jewel in the country’s industrial crown, constitutes the proceeds of murder and theft. The administration could not allow this argument to surface, for any admission that Louis Renault and his company had received rough justice would raise the question of compensation – huge compensation.

Even those who know enough to raise a glass to the great man on his birthday - February 15 - do so circumspectly, for it is murmured that to speak publicly in France of such matters even 60 years later is to risk some sort of indirect reprisal, perhaps a tax investigation.

The same pragmatism that guided Louis Renault through those dark war years and saved his company from displacement and absorption by Daimler-Benz must still direct both his supporters and the government.

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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 15:36    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Okay Okay Okay ....................................... Okay Okay Okay

Et "pas merci", mon cher MDM, pour avoit trouvé et publié cet article.
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RNO
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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 17:07    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

  Bravo MDM ! Bravo Bravo Bravo  Il n'est jamais trop tard pour redire la vérité !!! Okay Okay Okay
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damien
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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 18:37    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

bravo Okay Bravo
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damien
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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 18:40    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

 
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Garage MDM
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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 18:51    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Bonsoir Damien, si ce tableau est chez vous vous avez très bon goût...! Okay
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Un jour DIEU me parla, il me dit se nommer LOUIS, je l'ai loué..., STELLAMEN...! Plus j'avance et plus je prie...!!!
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damien
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gouex

PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 18:56    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

merci...!

Autres informations...

    
  
Le Centre de la Mémoire d'Oradour-sur-Glane, condamné par la cour d'appel de Limoges pour avoir injustement associé le constructeur Louis Renault aux crimes perpétrés par les nazis. Les héritiers de Louis Renault ont été défendus par Maître Thierry Lévy.   
Ci-dessus: Louis Renault en compagnie de Robert de Longcamp, résistant de l'OCM, en septembre 1944, quelques jours avant son arrestation.   
© AP Renault.
  
Constructeur visionnaire, fondateur d’un empire de l’industrie automobile et héros de la première guerre mondiale, l’image de Louis RENAULT est pourtant entachée par sa participation supposée à la collaboration durant l’Occupation. L’industriel est même devenu un symbole de la collaboration économique. L’ordonnance de nationalisation des usines Renault du 16 janvier 1945 a donné à cette approche des faits une apparente valeur légale. Pourtant, l’acte politique reposait sur des motifs imprécis et erronés, un rapport d’expertise ayant réfuté les accusations de collaboration zélée portées contre le propriétaire des usines Renault. La légende s’étant installée, le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane, dont la vocation était de perpétuer la mémoire du massacre commis le 10 juin 1944 par la division allemande «Das Reich», plaçait Louis RENAULT au cœur des événements qui avaient précédé le crime et pouvaient en expliquer la genèse.

Ouvert au public en 1999, le centre avait présenté au public une photographie de Louis RENAULT aux côtés de HITLER et de Göring - photographie prise à un salon de l'automobile de Berlin avant-guerre - afin d’illustrer ce point de vue.

La légende de cette photo indiquait que le constructeur «fabriqua des chars pour la Wehrmacht».Les héritiers de Louis RENAULT, informés tardivement de ces faits, ont demandé en justice le retrait de cette photographie en faisant valoir que son utilisation constituait un mépris flagrant pour la recherche de la vérité historique.


 La Cour d’appel de Limoges, par arrêt du 1er juillet 2010, leur a donné raison. Après avoir constaté que les usines Renault n’avaient pas fabriqué de chars pendant l’Occupation, les juges ont affirmé qu’il n’y avait pas de lien entre le rôle joué par Louis RENAULT «durant l’occupation et les cruautés dont furent victimes les habitants d’Oradour-sur-Glane».

Pour la première fois, 65 ans après l’ordonnance de nationalisation des biens de Louis RENAULT, une autorité judiciaire s’est prononcée sur le rôle de l’industriel pendant l’Occupation. Les juges ont constaté que les éléments retenus par les historiens ne permettaient pas de présenter l’industriel comme un agent du régime nazi et encore moins de le rendre responsable de ses excès les plus condamnables.

Les héritiers de Louis Renault ont été défendus par Maître Thierry Lévy 
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Garage MDM
Double debrayeur

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PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 19:05    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Un élément de l'argumentaire, ce cliché prit lors d'un salon de l'auto avant Guerre...!


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Durtal (49)

PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 19:37    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Jusqu'à la déclaration de guerre "Monsieur Hitler" (c'est comme ça qu'on l'appelait alors fréquemment dans la presse) était "politiquement fréquentable", même si on s'en méfiait et si on en avait peur, et la France et tous les autres pays avaient une représentation diplomatique en Allemagne et réciproquement. Qu'un grand industriel comme Louis Renault l'ait rencontré avant-guerre, et lors d'un salon de l'automobile de surcroît, est tout à fait normal.
Merci aussi à Damien d'apporter ce nouveau témoignage.
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Cyber_PAPY
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Cergy

PostPosted: Thu 24 Feb 2011, 19:46    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT Reply with quote

Nous touchons du doigt en ce moment le problème de la respectabilité des dirigeants en poste.
Les dignitaires tunisiens étaient encore fréquentables le mois dernier
Khadhafi était reçu avec tous  les honneurs par notre président en décembre 2007
Il y a seulement trois ans.....
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PostPosted: Today at 06:22    Post subject: Biographie de LOUIS RENAULT

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